27 septembre 2010
Réunion du Conseil de Paris
18 octobre 2010
Réunion du Conseil de Paris
15 novembre 2010
Réunion du Conseil de Paris
Lire aussi
  La mainmise du maire de Paris sur les administrateurs bénévoles du CASVP
  Belle et heureuse année 2010 !
  Bertrand Delanoë navigue à vue
  Pour une vraie politique de proximité
lettre d'information
Espace privé
nous contacter
Version accessible
liens utiles
Accueil - Editorial
 
« Défendre les pouvoirs des arrondissements »
par Jean-François Lamour
Ancien ministre
Député de Paris
Président du groupe UMPPA

Lors du Conseil de Paris de février 2009, le maire de Paris présentait sa communication pour une plus grande décentralisation au sein de la capitale. Depuis, force est de constater que, dans les faits, c’est à une opération de centralisation des pouvoirs que se livre Bertrand Delanoë.

Le maire de Paris fait preuve d’un conservatisme et d’une frilosité particulièrement dangereux pour la qualité de vie des Parisiens : en méprisant l’arrondissement, territoire pertinent et incontournable pour l’organisation de base des échelons déconcentrés, Bertrand Delanoë prend le risque de s’éloigner irrémédiablement des préoccupations quotidiennes des Parisiens et, ainsi, de les pénaliser fortement.

La réforme des caisses des écoles est emblématique de cette mécanique centralisatrice qui frappe la capitale.
Avec l’instauration d’une tarification unique dans la restauration scolaire, soumise au Conseil de Paris en mai 2010, Bertrand Delanoë confisque l’un des pouvoirs historiques des maires d’arrondissement, allant ainsi totalement à l’encontre de sa prétendue volonté de leur accorder davantage d’autonomie. Le maire de Paris a concocté cette réforme en faisant abstraction des maires d’arrondissement, refusant même de les recevoir.
Cette mesure est révélatrice de la mainmise que Bertrand Delanoë veut exercer sur la gestion des arrondissements, précisément parce qu’elle a été élaborée en dépit du bon sens. En effet, aujourd’hui, chaque caisse des écoles a son fonctionnement et sa grille de tarification propres. Mettre en œuvre une tarification unique sans d’abord créer un service unique de la restauration scolaire est une ineptie qui risque de pénaliser, une fois de plus, les familles de la classe moyenne.
Preuve supplémentaire de l’ambition centralisatrice de Bertrand Delanoë : la fixation, par le maire de Paris, d’une tarification unique est en totale contradiction avec la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille), qui pose le principe de l’autonomie des caisses des écoles.

Bertrand Delanoë s’enferme chaque jour davantage dans un exercice solitaire du pouvoir. Outre la réforme des caisses des écoles, d’autres exemples pourraient être évoqués, tel celui de l’aménagement des voies sur berges. Voilà encore un projet, dévoilé par l’exécutif municipal en avril dernier, qui a été élaboré sans consulter les maires d’arrondissement, ni les conseils de quartier. Il s’agit pourtant d’un plan d’aménagement qui impacte les déplacements des Parisiens et des Franciliens.
C’est aujourd’hui la transparence et la consultation que nous attendons de Bertrand Delanoë.



Tribune parue dans le magazine A Paris, n° 35, Eté 2010

 Imprimer  Envoyer à un ami
Mentions légales | Crédits | Plan du site | Contact |