|
Aujourd’hui, conformément à la loi, les administrateurs bénévoles analysent les demandes d’aides exceptionnelles des personnes en difficultés, les acceptent ou les rejettent dans le cadre des commissions permanentes des sections d’arrondissement du CASVP. Ces allocations s’élèvent à quelques 6,7 millions d’euros par an.
Mais l’utilisation de cette enveloppe échappe au maire de Paris. Pour y remédier, leur attribution a été réformée en décembre 2009. Le directeur de section du CASVP est désormais au cœur du dispositif.
Cette véritable fonctionnarisation isole les administrateurs bénévoles et banalise l’aide exceptionnelle, lui faisant perdre son caractère spécifique. Elle est surtout à mille lieues des ambitions du maire de Paris en matière de décentralisation.
Au-delà du caractère purement politicien de cette réforme, justifiée par l’exécutif par une nécessaire « simplification », cette modification des conditions d’attribution de l’aide exceptionnelle n’est pas conforme à l’esprit de la loi. En effet, la modification des compétences des commissions permanentes n’est pas de la responsabilité du conseil de Paris, mais éventuellement du conseil d’administration du CASVP.
Pour toute contrepartie, le maire de Paris compte confier aux administrateurs bénévoles de nouvelles missions sociales. Or, la loi précise que le rôle principal des bénévoles n’est pas les activités sociales, mais bien leur pleine participation aux commissions permanentes.
Cette réforme constitue enfin un diktat qui n’a fait l’objet que d’un simulacre de concertation. A aucun moment, ni les comités de gestion, ni les conseils d’arrondissement n’ont été saisis de ce projet. Ils sont pourtant les premiers concernés !
Réforme politicienne, réforme non conforme à l’esprit de la loi, réforme réalisée sans véritable concertation : autant de raisons qui ont poussé le groupe UMPPA à exiger le retrait de cette délibération afin qu’une remise à plat de cette réforme soit organisée par l’exécutif.
|